Mercredi 18 juillet 2007


Chéris, chéries,


Emporté par le tourbillon des choses de la vie, j'ai dû m'éclipser de la toile pour mieux revenir, guilleret et prêt à affronter les tornades moribondes !
À mesure que je prends de la bouteille et que mon aspect pondéral s'étoffe, la révolte se fait plus dense et j'ai envie de crier... "Merde ! Ce monde est carrément fou dégueux !"

Ainsi, je ne chôme pas dans la satire. Chaque jour levé tôt avec mes complices volants, je continue mon investigation titanesque contre l’infamie.

C'est vrai qu’il ne manque plus que la parole aux oiseaux des villes.
En interprète attentif, je prête l’oreille aux grommellements, aux râles, aux roucoulades pour livrer la vision lucide de mes pigeons chétifs.

Adossé contre un platane, le front en l’air et les pieds calés sur un cercle terreux de trottoir, je te regarde, monde barbare ! acharné dans la mêlée, armé d’ironie contre la désespérance… Animaux, gare à la fiente !


Des indices sur les histoires à paraître ? Sous le règne de pigeon premier, qui a pénétré la fumée épaisse des usines d’incinération subit une métamorphose. Et, tandis que des logos rassurants se fanent au fond du gosier d’une poubelle mutante, Bacchus veille sur la France !






Merci amis, Merci lecteurs !
Salut Urbanus Fientus !
Vive la revoyure !






par LATR publié dans : En Guise de Présentation
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Mercredi 25 avril 2007


Que notre arrivée sur la blogosphère apporte fraicheur et une nouvelle idée de la fête en y ajoutant, si le temps et les astres le permettent, la douce senteur du climat urbain.
C'est toujours ça de pris.

Une créature se niche au bord de ta route, lecteur, lorsque tu te rends d'un pas décidé vers tes affaires, une créature modeste, au plumage d'une splendeur retenue, te scrute. L'oeil vif et le regard absent, elle lit au profond de tes pensées, telle une confidente télépathe, une gitane dans sa caravane au détour d'un manège de la foire du trône, perchée sur le toit de Notre Dame ou accroupie dans le caniveau.

Créature volatile, le pigeon t'aime d'un amour impartial.
Son objectivité d'une quasi omniscience fait de lui un ange, un messager céleste, dépassant de loin toute la "rigueur journalistique" implacablement humaine.

Il était urgent de laisser une tribune à ce chérubin magnifique.
Qu'il se dévoile à tes yeux, nu comme un ver tendu le long du long fil de pèche de la vie et du règne animal planétaire.

Gars au trou d'air lecteur.
Les secousses de la vérité volaillère peuvent être fatales.


                                                             
par LATR publié dans : En Guise de Présentation
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